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22/03/2014

Les artisans de la libération des entreprises

Nous sommes nombreux à partager l'idée qu'une organisation basée sur la confiance est plus efficace et surtout plus épanouissante que celle classiquement basée sur le contrôle ou l'hyper-individualisme.

Pourtant c'est une idée pas toujours facile à défendre. Même si les acteurs de l'entreprise sont d'accord avec cela, ils peuvent se sentir dans l'impuissance pour sortir du système pyramidal, divisé et centralisé de l'histoire dominante.

Certains patrons pourtant se lancent, inventent, expérimentent et avec eux des consultants et des coachs. L'association MOM 21 (Mouvement pour l'Organisation et le Management du XXIéme siècle) dont je fais partie, regroupe des artisans de cette libération.

"Bienvenus à ceux qui pensent que l’époque du contrôle et de la méfiance doit laisser la place à celle de la responsabilisation et de la confiance. Que tout cela ne s’improvise pas mais s’organise. C’est notre raison d’être d’y contribuer dans tous les domaines et avec toutes les compétences".

http://www.mom21.org

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19/03/2014

Les chantiers de la libération

La modernité se meurt dans une crise généralisée.
Les ressources se raréfient et les conflits s’attisent
Les organisations s'épuisent dans une guerre économique qui enferme les hommes dans une domestication toujours plus subtile pour servir une société d'hyper production/consommation.

Nous risquons un burn-out collectif

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Il est temps de se retrousser les manches

Comment libérer les entreprises du modèle de contrôle pour aller vers la confiance ?

Comment lutter contre les 4 cavaliers de l'apocalypse managériale : taylorisation, centralisme, bureaucratisation, stérilisation?

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Comment passer de la domestication humaine à une éthique de l'accomplissement ?
Comment se libérer du centralisme pour vivre la complexité sans devenir fou ?
Comment se libérer de la division des tâches pour devenir des acteurs polymorphes guidés par le sens de l’action?
Comment passer d'une pratique de gabegie et de gaspillage aux principes de frugalité?
De la valeur de possession à la valeur d'usage, de l'obsolescence à la durabilité ?
Comment libérer les talents du gaspillage humain et honorer toutes les intelligences ?
Comment libérer de la souffrance pour faire de l'entreprise un lieu de joie, une alchimiste subtile qui respecte l'accomplissement personnel et celui du projet collectif ?

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Comment se libérer de la stérilisation pour s’éclater dans l’innovation ? Se libérer des standards et brevets pour aller vers l'émergence et la coopération ?

Le chantier est immense, quelle chance nous avons !

Tout commence toujours par une nouvelle histoire, une histoire préférée partagée par quelques hommes. L’histoire de Jean-François Zobrist de l’entreprise FAVI raconte que « l'homme est bon », que nous pouvons ainsi faire l’économie des habituels et innombrables contrôles qui engluent l’entreprise et étouffent les motivations, que seule compte la création de valeur, que tout est possible lorsque des hommes s’engagent pour partager un rêve.

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19/05/2011

Hommage aux héros.

Loïc est invité à témoigner sur une chaîne d’information du câble.
Il y a quelques mois, inquiété par la crise, l‘actionnariat familial décide la fermeture du site français de la PME en solutions électroniques pour laquelle il travaille. À cette annonce, Loïc alors Président, propose de racheter l’entreprise. « Pour gagner du temps » précisera t-il plus tard. Mais très vite tout le monde s’attache à cette histoire possible.
Après plus d’un an de négociations et de prévisions ardues, le rachat se fait. Loïc devient co-propriétaire de cette entreprise qu’il dirigeait depuis plusieurs années. Audrey, la DAF s’engage aussi dans cette aventure à ses côtés.
Cette sucess story intéresse la presse et maintenant la télévision.
Prévenu le matin pour le soir, il a très peu de temps de préparation. C’est l’occasion de faire connaître la qualité de ses produits et il imagine aussi raconter la belle aventure humaine qui se cache derrière cette reprise. Mais ces journalistes ne s’intéressent à l’entreprise que pour ce qu’elle rapporte réellement ou virtuellement. Pas de place pour les histoires d'hommes et de femmes. Comme si une entreprise pouvait être autre chose qu’une aventure humaine !
Le présentateur s’intéresse aux produits, aux investisseurs, au mieux au nombre d’emplois sauvés. D’ailleurs il n’a pas le temps, son rédacteur lui crie des ordres dans son oreillette, ici l'essentiel est de lancer la pub à l’heure.
Quand Loïc parle d’une histoire de confiance, le journaliste entend que l’entreprise est prometteuse en terme de rentabilité et de stabilité pour les investisseurs, il veut des chiffres.
La confiance se limite à cela.

Comment pourrait-il comprendre l’histoire de confiance de cette PME ?
La confiance d'un homme qui croit suffisamment en sa capacité à faire des choix et à pouvoir y renoncer à tous moments.
C’est la confiance dans sa femme et ses enfants qui le soutiennent, quoi qu’il arrive.

C'est la confiance dans les équipes, dans leurs ressources de créativité et d’intelligence collective pour trouver les solutions à une reprise avec une baisse d’effectif qui demande de tout repenser, tout ré-organiser. D’ailleurs, très vite, les salariés se réunissent pour imaginer des solutions viables pour la reprise. Ils appellent ces rencontres « auto organisation ».
La confiance, c’est lorsque les salariés disent à Loïc avant une négociation déterminante « Loïc, quoi qu’il arrive, nous savons que tu auras fait tout ce que tu pouvais » car c’est cela la vraie confiance, croire en l‘intention de l’autre, et non pas croire en la réussite.

La confiance dans les syndicats et les DP pour construire des solutions justes, même si celle-ci les dessert personnellement.

Ce sont les actionnaires qui acceptent de discuter en toute transparence des conditions de rachat et à trouver des propositions gagnant-gagnant.

Et même les banquiers se laissent surprendre et convaincre par cet esprit de confiance qu'ils sentent vivant dans cette entreprise.

Ces histoires de confiance sont simples, et pourtant ce sont des oeuvres. Elles se construisent au jour le jour dans l’ordinaire du quotidien et se racontent dans les moments difficiles comme des vieilles légendes de batailles remportées. Elles se renforcent dans l’extraordinaire car Loïc a choisi de tout dire à ses équipes. Ses espoirs, ses rêves, ses engagements, ce qui peut arriver, jusqu’où il peut aller et là où il n’ira pas.

La confiance est un trésor précieux à célébrer chaque jour.
Dire la vérité, faire ce qui est annoncé, avouer ses doutes, être cohérent, exigeant et droit, tout cela c’est honorer l’intelligence des personnes et des équipes.

Tous les hommes et les femmes qui participent à faire vivre la confiance dans leurs communautés professionnelles même restreintes, les patrons, les managers, qui ont ce courage, sont nos nouveaux héros.
Le mérite de Loïc n’est pas seulement d’avoir sauvé cette entreprise, et les emplois. C’est d’avoir construit patiemment et avec constance les conditions de la confiance qui est le terreau de tous les possibles.