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anthropologie

  • Que la force des forêts de Sequoias soit avec vous !

    Les forêts sont les systèmes les plus élaborés de la nature.

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    Les forêts de Séquoias, les plus sensibles, les plus sophistiquées, sans doute les plus belles nous guident vers un écosystème de coopération, de frugalité, de créativité pour prendre soin de notre maison.

    Pour nos vies et pour nos entreprises, les Séquoias sont sources d'inspiration pour s'élever avec force et fierté.

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    Voici les dix commandements des forêts de Séquoias

    Dans leur écosystème mature, les organismes :

    1. Recyclent tout et ne génèrent pas de déchets, les forêts de Séquoias utilisent les déchets comme ressources
    2. Se diversifient et coopèrent pour exploiter pleinement leur habitat. Dans ces systèmes complexes, la coopération est tout aussi importante que la compétition
    3. Captent et utilisent l’énergie avec efficacité, en particulier l’inépuisable énergie solaire, au maximum de son efficience (la photosynthèse 90% de rentabilité)
    4. Optimisent plus qu’ils ne maximisent et adaptent la forme à la fonction
    5. Utilisent les matériaux avec parcimonie en utilisant que ce dont ils ont besoin et ne produisent pas plus
    6. Ne souillent pas leur nid et limitent les excès de l’intérieur
    7. N’épuisent pas les ressources. L’énergie et les matériaux produits sont non polluants et restent en équilibre avec la biosphère. Les forêts de Séquoias parient sur la biodiversité pour pérenniser leur existence
    8. Se nourrissent d’informations
    9. Utilisent les contraintes comme source de créativité
    10. Se fournissent localement et travaillent à partir des expertises locales.


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    Changer de paradigme





    C’est sortir de notre logique de destruction de la diversité des espèces et des ressources, c’est préserver cette «Terre qui sait» et être avec elle de nouveau. L’humain est capable de compréhension, d’introspection, d’apprentissage, d’imitation, c’est vers cet univers de conscience que l’entreprise peut évoluer pour honorer le génie de la vie dont nous faisons partie.


    Bonne Année 2016 !


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    Inspirée de biomimétisme de Janine Benyus et Passeport pour la métamorphose de Natacha Rozentalis

  • Des graines de libération

    Bravo à Alexandre Gérard et à ses équipes d'avoir réalisé cette vidéo et d'avoir étendu sa présentation à l'impact sociétal. C'est un sujet qui me passionne depuis des années. Il est évident que toutes les actions de libération qu'elles soient dans la vie d'entreprise, la vie citoyenne et civile ou dans la vie personnelle et spirituelle participent d'une métamorphose globale. Ces initiatives sont nombreuses, proteiformes et dispersées mais vivantes et enthousiasmantes. Pourtant l'histoire dominante de la modernité (financiarisation, performance économique et centralisation étatique) est très forte et ne se laisse pas faire. Alors comment tout cela évoluera-t-il ? Ce qui est certain c'est qu'un citoyen "alternant" ne peut pas vivre dans une entreprise classique, qu'un travailleur d'entreprise libérée supporte mal que sa voix de citoyen compte si peu etc…
    iu.jpegAlors Alexandre a raison chaque graine de liberté plantée, chaque action compte. Tous ces témoignages de libération révèlent que d'autres façons de faire sont réalistes.

    La libération est une première étape, ensuite vient le temps de l'éducation à la liberté.

  • Histoire d'autonomie 3/3

    Pour Pierre Clastres, l'examen des faits ethnographiques démontre la dimension proprement politique de l'activité guerrière.
    La capacité guerrière de chaque communauté est la condition de son autonomie. Les guerres périodiques apparaissent comme le principal moyen d'empêcher le changement social.
    Voici donc comment apparaît concrètement la société primitive : une multiplicité de communautés séparées, chacune veillant à l'intégrité de son territoire, une série de communauté de nomades dont chacune affirme face aux autres sa différence. Chaque communauté en tant qu'elle est indivisée, peut se penser comme un Nous.
    C'est face aux communautés des bandes voisines qu’une communauté se pose et se pense comme différence absolue, liberté irréductible, volonté de maintenir son être comme totalité.

    Dans ce contexte la guerre est une condition de vie de la société.


    iu-1.jpegChaque communauté refuse de s'identifier aux autres, de perdre ce qui la constitue comme telle, la capacité de se penser comme un Nous autonome.
    Dans l'identification de tous à tous, ce qu’entraînerait l'échange généralisé et l'amitié de tous avec tous, chaque communauté perdrait son individualité.
    La logique de l'identité donnerait lieu à une sorte de discours égalisateur « nous sommes tous pareils ! ». Ce serait abolir la distinction du Nous et de l'Autre, c'est la société primitive elle-même qui disparaîtrait.
    Chaque communauté a besoin pour se penser comme Totalité une, de la figure opposée de l'étranger ou de l'ennemi. Ainsi, la possibilité de la violence est inscrite d'avance dans les sociétés primitives. La guerre est une structure de la société primitive et non l'échec accidentel d'un échange manqué.

    Mais cette guerre doit être circonscrite.
    Dans le cas d'une guerre de tous contre tous elle perdrait, par irruption de la division sociale, son caractère d'unité homogène : la société primitive ne peut consentir à la paix universelle qui aliène sa liberté, elle ne peut s'abandonner à la guerre générale qui abolit son égalité.
    Il n’est possible chez les sauvages ni d'être l'ami de tous, ni d'être l'ennemi de tous.

    Qu'est-ce que l'État ? C'est le signe achevé de la division dans la société, en tant qu'il est l'organe séparé du pouvoir politique : la société est désormais divisée entre ceux qui exercent pouvoir et ceux qui le subissent. La société n'est plus un Nous, une totalité une, mais un corps morcelé, un être social hétérogène. La division sociale, l'émergence de l'État, sont la mort de la société primitive.
    Le meilleur ennemi de l'État c'est la guerre.
    Inspiré par Hobbes, Pierre Clastres conclue : La guerre empêche l'État, l'État empêche la guerre.