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société

  • La prochaine révolution du monde

    L’ère de la modernité s’achève, C’est l’avénement de l’immatériel sur lequel se construit une nouvelle civilisation, celle de l’intelligence et de la connaissance. L’homme est dans ce passage. Il est le lien vers cette évolution du monde. C’est cet entre-deux qui nous devons réussir au 21éme siècle.

    Comme nous l’annonce Marc Halévy, nous entrons dans l’âge noétique.
    Bienvenue «dans le nouveau paradigme et les nouveaux univers immatériels de la connaissance et de l’imaginaire».

    Depuis 28 ans je me passionne pour les entreprises car avant d’être des lieux de production et de profits, elles sont des espaces extraordinaires d’aventures humaines. Elles sont des territoires de passion, de création, de réflexion et parfois de joie. Elles sont les nouvelles tribus. Tout du moins c’est ce qu’elles peuvent être.
    Aujourd’hui des changements considérables s’annoncent et pourtant dans mes accompagnements de dirigeants, des collaborateurs et des organisations, je m’aperçois que les réflexions identitaires et prospectives ne sont pas très fréquentes. Pourtant les collaborateurs, sont toujours plus en quête de sens pour eux même et pour la communauté de leur entreprise.
    Quelle est mon identité d’entreprise ?
    Quel est le sens de son existence ?
    Sommes nous toujours dans notre vocation ?

    Et aussi au quotidien, mille questions se posent pour manager dans la complexité, l’accélération des rythmes et les pénuries de ressources.
    Les solutions sont à imaginer, à tester, à ajuster pas à pas.
    Quelles nouvelles logiques de travail inventer? Quelles nouvelles compétences sont nécessaires?
    Comment stimuler l'initiative, fidéliser les talents ? Comment faire fructifier et connecter les idées?
    Comment rémunérer l’intelligence? Comment maîtriser en contrôlant mieux les éléments essentiels ? Comment chasser la valeur ajoutée dans toutes vos actions?
    Quelles sont les communautés de l’entreprises capables de stimuler la vie des réseaux? Comment réduire l’ empreinte écologique?
    Comment relier les générations?

    Mauvaise nouvelle, il n’y aura pas de recette magique. Bonne nouvelle, les solutions seront des créations collectives, originales et impermanentes.
    Il y a encore quelques années, il était très difficile d’intéresser les managers aux questions de complexité, de changement de paradigme, de société de la connaissance.

    Mais cela évolue et très vite, comme si quelque part, quelqu’un avait sifflé le début du match !

    Nous participons à quelque chose qui nous dépasse et c’est en cela que nous devons penser plus loin que l’homme.
    Comme l’entreprise doit penser plus loin que sa propre survie.


  • Vive les soldes !

    Ce sont les soldes, la fête de la consommation !

    Avant de succomber à la tentation de la bonne affaire, il est encore temps de m’interroger :

    De quoi ai-je vraiment besoin ?
    Mes achats ne vont-ils pas encombrer mes armoires ?
    Que va m’apporter en plus cet objet que j’achète ?
    Vais-je en retirer une réelle satisfaction ?
    Me sentirais-je plus riche de moi-même ?
    Est-ce cohérent avec la nécessaire frugalité de notre siècle?

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    Et de penser :

    - À ce que j’ai déjà …
    - Je me cale sur le chiffre 7 : selon la pratique zen et aussi le bon sens d’autrefois, 7 tenues d’extérieur, 7 paires de chaussures, 7 hauts, 7 bas, quelques accessoires.
    - Je pense à l’ascèse de cette année pour vider mes armoires, placards, bibliothèques, étagères… Et ne garder que ce qui est vraiment beau, indispensable, de bonne qualité pour être durable. À mes efforts pour ne pas à nouveau me laisser envahir par des objets venus de nulle part.
    - Je pense à ceux qui ont travaillé pour fabriquer ces objets « bonnes affaires » dans des conditions que j’ignore mais qui ne me laissent pas indifférente ;
    - Je pense qu’il faut 4000 litres d’eau pour fabriquer un maillot en coton.
    - Je pense à ces milliers de litres de pétrole et aux ressources qui s’épuisent utilisées pour fabriquer ces objets.

    Il y a encore tant de choses qui pourraient me faire réfléchir…

    Mais cela me suffira pour cette saison.
    Plutôt que faire les soldes, c’est toute légère que j’irais me promener dans les bois.

  • L’homme domestiqué.

    sticker_cage_oiseau_01666_1_ssz.jpgVous est-il déjà arrivé, dans les transports en commun surchargés, les couloirs de métro aux allures de fourmilière et autres embouteillages, de vous dire : mais comment vivons nous ? vers quoi allons nous et pour quoi faire ?
    Ces situations de transports maison/travail sont des symboles d’une forme de barbarie moderne.
    C’est une partie visible d’une forme élaborée de domestication de l’homme.
    La domestication de l’homme par l’homme est un ressort fondamental des sociétés modernes, elle commence dés l’enfance à l’école et se poursuit dans les entreprises.

    La consommation, la financiarisation, l'urbanisation posent le cadre de la servitude humaine.
    L'homme, comme le dit Zygmund Bauman est à la fois un consommateur et un produit. L'homme domestiqué devient marchandise qui sert à alimenter un système sans issue d’accumulation et de croissance illimitée. Il donne son temps pour survivre, pour posséder, pour s’offrir des objets prétendus nécessaires à assurer son rang et se conformer au modèle de vie imposé culturellement par l’histoire dominante. Nous construisons un mythe qui raconte que seul ce modèle peut exister, qu'il est juste et civilisé. Pourtant notre capacité à inventer des modèles sociaux n'a pas disparu. Si notre mode de vie empêche l'humanité de faire vivre ce dont elle est détentrice, c'est à dire l'intelligence et la connaissance, alors nous devons nous interroger sur notre destinée.

    L’enjeu est-il de sortir de la domestication ?

    Il semble que le mouvement d’hominisation atteint aujourd’hui ses limites. La techno nature s’étend à la planète entière ; L’homme n’aura bientôt plus d’endroit pour échapper au mode de vie imposé, simplement parce que les lieux de chasse et de cueillette disparaissent et que la propriété devient la norme obligatoire pour accéder aux ressources standardisées. Plus de vie possible sans travail qui rapporte de l’argent.
    Pendant que certains luttent pour rester libres, d’autres hommes réagissent et désirent reprendre leur liberté.
    Leur liberté de cheminer vers leur accomplissement, dans le respect de leur talent, de choisir le sens qu’ils donnent à leur existence, de développer leur connaissance, leur conscience, de choisir leur communauté, leur mode de vie et de consommation. La génération Y pourrait être une prémisse de ce glissement. Les créatifs culturels comme d’autres communautés font déjà évoluer leur vision du monde. Ils sont encore aujourd’hui dispersés, isolés. Il ne s’agit pas d’un mouvement organisé. C’est un signe que la complexité croissante fait émergée dans la conscience collective des réactions protectrices nouvelles.


    Bien sur, il y a toujours eu dans l’histoire de l’humanité des populations en résistance ou en marge des modèles dominants. Le système d’accumulation a de tout temps été remis en question : du taoïsme avJC au mouvement de la décroissance du XX1éme siècle.
    Qu’est ce qui est différent aujourd’hui ? une limite est atteinte car notre potentiel de ressource s’épuise. En même temps la communication est désormais possible entre tous les habitants de la planète. Cela remet forcément en question nos fonctionnements et nous obligera à repartir avec des valeurs nouvelles.

    C'est aussi important pour les entreprises de bénéficier de la coopération de personnes ayant déployé tous leur talents.c’est aussi la nécessité de se préparer à une prochaines étapes de l’évolution humaine. Passer de la sociosphère à la noosphère, aller vers la civilisation de l’intelligence, une société de la connaissance.
    Il s’agit de vivre et de s’adapter dans un monde en constante complexification.
    Prendre conscience de sa fragilité et s’ouvrir au monde avec humilité.

    Il est illusoire dés lors de penser que le management actuel pourra résister à cette pression sociale nouvelle.