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17/05/2012

Le temps c’est de l’argent.

Je suis fascinée par les différentes versions des sociétés humaines qui se déploient en deux branches principales, celles dont la mission est de préserver, de conserver le monde tel qu’il est et celles qui développent, transforment, progressent, dominent.

« L’essentiel c’est la force de nos croyances, la façon dont elles s’inscrivent dans la vie quotidienne d’un peuple, car cela va déterminer l’empreinte écologique d’une culture, l’impact que toute société a sur son environnement. Un enfant élevé dans la croyance qu’une montagne est la demeure d’un esprit protecteur sera un être profondément diffèrent que celui éduqué dans l’idée que cette montagne est une masse rocheuse inerte propre à l’exploitation minière (…)
Pour prendre la mesure d’une culture, il faut tenir compte à la fois des actes d’un peuple et de la qualité de ses aspirations, de la nature des métaphores qui la font avancer. » Wade Davis

Pour l’instant, notre culture sans foi, ni loi (ancestrale) se comporte comme une mercenaire, sa métaphore « le temps c’est de l’argent ».

images.jpegLes cultures qui préservent n’ont pas le même rapport au temps, il n’est d’ailleurs pas toujours gardé comme élément de mesure. Dans l’univers aborigène n’existent ni passé, ni futur, ni présent, la progression linéaire, l’avancée vers le progrès, l’idéalisation de la possibilité d’un changement sont autant de notions qu’ils ignorent. Le logos du Rêve n’est que stase, constance, équilibre et cohérence. Pas de volonté d’améliorer quoi que se soit mais au contraire une attention à conserver le monde tel qu’à sa création comme une priorité absolue. Ils ont pendant 50.000 ans consacré tout leur génie et leur intelligence à comprendre, connaître ce territoire et à écouter les battements de son cœur.
Comment dans notre arrogance, comprendre la subtilité et la complexité d’autres modes de pensée qui nous dépassent. images-1.jpeg Pourtant, nous devrions apprendre d’eux avec ouverture et humilité pour imaginer un nouveau récit collectif où se racontera la responsabilité de notre appartenance à la terre et de la conscience que nous lui insufflons, notre utilité dans le vivant, pour offrir à la fois notre intelligence, notre soif de comprendre, de connaitre, de créer. Réintégrer loi ancestrale et science, génie de l’invention technologiques et temps humain de la vie.

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