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25/10/2010

Vivre en avant

Chaque instant, l’homme produit des pensées, des idées. Chaque instant, l’homme cultive sa conscience.

Et si nous n’étions pas que de chair et de sang ? et si ces pensées, ces idées, ces histoires, ces consciences produisaient une existence immatérielle ?
Et si ces vies immatérielles s’agrégeaient en une sorte de biofilm pour former une sphère tout autour de la Terre?

Parce que nous vivons dans un univers évolutif, le phénomène de la conscience semble toujours se généraliser et s’accroître sur la Terre. Delors, l’on peut concevoir une conscience planétaire.
C’est l’idée développée par Theilard et Chardin de l’émergence d’une noosphère comme un « lieu » où se « matérialiseraient » toutes les connaissances, les idées et les technologies de plus en plus complexes, les consciences humaines et la capacité à penser qui en découle.
J’ajoute que les histoires qui se forment à l’issue de nos consciences et de nos pensées peuvent elles aussi participer à la noosphère. Ce que nous racontons de nous est ce que nous offrons de notre être au monde.

Si tout cela peut s’imaginer, cela signifie que l’homme a une fonction bien particulière dans le grand écheveau de la vie.

« Parce que l’humanité se multiplie et se répand sans cesAuguste_Rodin_-_Penseur.pngse à la surface d’une terre limitée géographiquement, Teilhard voit les humains se resserrer les uns sur les autres, et cette densification de l’humanité équivaut pour lui à une densification de la noosphère, donc une intensification de la conscience. Cette densification progressive amène à un retournement sur elle-même de la conscience, phénomène que Teilhard appelle « le Réfléchi »5. Il voyait l’humanité prendre progressivement conscience d’elle-même et de ses possibilités sur une terre rendue de plus en plus petite sous l’effet de la croissance d’une population humaine toujours plus serrée sur elle-même, donc plus « échauffée » psychiquement, donc plus consciente d’elle-même : vision prophétique de la mondialisation, qu’il appelle « planétisation ». source wikipédia

Qu’est ce que cela m’inspire ?

Si la noosphère symbolise une étape de croissance de la vie en complément de la biosphère et de la sociosphère, alors l’homme est un pont, un lien dans cette évolution. Car l’homme produit des connaissances et des pensées.
Cela donnerait un sens à toutes les connaissances accumulées depuis la naissance de l’homme et un nouvel éclairage notre enjeu a progresser en conscience.
Cela nous indique que nous avons sans doute mieux à faire que ce que nous faisons chaque jour comme objet de production. Qu’il est de notre responsabilité de progresser comme homme pensant, maintenant que nous avons développé l’homme fabricant.
Cela permettrait de mieux comprendre et accepter la complexification du monde. Car les enchevêtrements planétaires de nos pensées reliées deviennent source de création en perpétuel mouvement.
Cela donne une épaisseur particulière à l’Esprit qui est le souffle comme l'indique son nom latin.

Le passage de l’hyper matérialisme et du mécanicisme à l’esprit est une voie d’évolution enthousiasmante. C’est une révolution noétique. Celle qui conduit à la société de la connaissance, propulsée par internet qui devient son système nerveux.

L’homme peut alors imaginer ses pensées nourrir la noosphère et s’inspirer d’elle. C’est peut-être ce que nous faisons lorsque une idée originale se conçoit au même moment dans plusieurs endroits du monde.

Pour que l'Humanité évite son autodestruction, verra-t-on une nouvelle compléxification ou orientation dans l'Esprit de l'Homme ?

Ce bond de mutation pourrait alors se comparer au passage radical de la Préhistoire à l’Histoire.

11/09/2010

La prochaine révolution du monde

L’ère de la modernité s’achève, C’est l’avénement de l’immatériel sur lequel se construit une nouvelle civilisation, celle de l’intelligence et de la connaissance. L’homme est dans ce passage. Il est le lien vers cette évolution du monde. C’est cet entre-deux qui nous devons réussir au 21éme siècle.

Comme nous l’annonce Marc Halévy, nous entrons dans l’âge noétique.
Bienvenue «dans le nouveau paradigme et les nouveaux univers immatériels de la connaissance et de l’imaginaire».

Depuis 28 ans je me passionne pour les entreprises car avant d’être des lieux de production et de profits, elles sont des espaces extraordinaires d’aventures humaines. Elles sont des territoires de passion, de création, de réflexion et parfois de joie. Elles sont les nouvelles tribus. Tout du moins c’est ce qu’elles peuvent être.
Aujourd’hui des changements considérables s’annoncent et pourtant dans mes accompagnements de dirigeants, des collaborateurs et des organisations, je m’aperçois que les réflexions identitaires et prospectives ne sont pas très fréquentes. Pourtant les collaborateurs, sont toujours plus en quête de sens pour eux même et pour la communauté de leur entreprise.
Quelle est mon identité d’entreprise ?
Quel est le sens de son existence ?
Sommes nous toujours dans notre vocation ?

Et aussi au quotidien, mille questions se posent pour manager dans la complexité, l’accélération des rythmes et les pénuries de ressources.
Les solutions sont à imaginer, à tester, à ajuster pas à pas.
Quelles nouvelles logiques de travail inventer? Quelles nouvelles compétences sont nécessaires?
Comment stimuler l'initiative, fidéliser les talents ? Comment faire fructifier et connecter les idées?
Comment rémunérer l’intelligence? Comment maîtriser en contrôlant mieux les éléments essentiels ? Comment chasser la valeur ajoutée dans toutes vos actions?
Quelles sont les communautés de l’entreprises capables de stimuler la vie des réseaux? Comment réduire l’ empreinte écologique?
Comment relier les générations?

Mauvaise nouvelle, il n’y aura pas de recette magique. Bonne nouvelle, les solutions seront des créations collectives, originales et impermanentes.
Il y a encore quelques années, il était très difficile d’intéresser les managers aux questions de complexité, de changement de paradigme, de société de la connaissance.

Mais cela évolue et très vite, comme si quelque part, quelqu’un avait sifflé le début du match !

Nous participons à quelque chose qui nous dépasse et c’est en cela que nous devons penser plus loin que l’homme.
Comme l’entreprise doit penser plus loin que sa propre survie.


01/06/2010

Présentation de ce lieu

Mon propos est de poser un regard à large spectre sur les enjeux du management du XXI siècle avec ma sensibilité d’anthropologue, d’accompagnante et d’exploratrice du futur.

L’enjeu de l’humanité est de réussir à évoluer vers la société de la connaissance, à s’engager dans la révolution de l’immatériel, à vivre l’intelligence collective.

En mettant en commun nos connaissances, en mettant en lien les sciences, les disciplines, en interprétant les signaux faibles, nous visitons le futur vers lequel nous glissons déjà.

Dans nos accompagnements, initier les dirigeants souvent prisonniers de leurs préoccupations à court terme, leur permet d'enrichir leur réflexion visionnaire.
Il n’y a ni vérité, ni certitudes ; seulement des perceptions, des intuitions, des directions que chacun doit interpréter là où il est et avec ce qu’il est.

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Je vous invite à poser ici votre pierre pour imaginer une histoire du futur déjà là du management.