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23/11/2012

Nuances de gris

L’anthropologue Margaret Mead, exprimait sa crainte qu’en glissant vers un monde plus homogène, nous ne soyons en train de jeter les bases d’une culture moderne générique et informe qui n’aurait pas de concurrente. Elle redoutait que l’imagination humaine ne soit contenue à l’intérieur des limites d’une unique modalité intellectuelle et spirituelle.


1242740145_Bloc_beton_Chanvre_2OOx150pi.jpg Son cauchemar se réalise, chaque année, des milliers de peuples disparaissent et avec eux toute la richesse de leur culture, de leur langue et de leur histoire. Notre civilisation persécute tout autre vision du monde et contraint les cultures différentes au mieux à s’accommoder des obligations de la modernité (Etat, propriété, impôts, enseignements public…) qui détruit les fondamentaux culturels et au pire à leur disparition par la destruction de leur lieu et mode de vie.

Je m’interroge alors sur le devenir d’une civilisation nouvelle qui émergerait de celle que nous connaissons aujourd’hui. Sera t-elle en mesure d’accueillir la biodiversité humaine et culturelle ? Celles des cultures et communautés anciennes et celles nouvelles qui se créent chaque jour sur Terre ?

C’est un défi que nous devons relever. Respecter la biodiversité humaine c’est s’offrir la possibilité d’accueillir les capacités des sociétés traditionnelles à vivre dans le flux du monde sans le contraindre tout en préservant l’incroyable compétence de mouvement permanent et d’invention qui caractérise notre civilisation moderne.
Cet équilibre pourra se trouver dans un changement radical de posture, par un passage où l’Homme ne conçoit plus le monde comme un supermarché géant à exploiter mais se met, au contraire, à son service en lui offrant son intelligence de pensée et de création, pour trouver enfin une place utile qui profite à la Vie et à l’accomplissement humain.

09/08/2012

L'être humain, cet incroyable acrobate

A Londres, les meilleurs athlètes donnent le meilleur d'eux-même et continuent à battre des records.

Regardez ces quelques photos des prouesses de quelques tribus traditionnelles.

Quel panache !

17/05/2012

Le temps c’est de l’argent.

Je suis fascinée par les différentes versions des sociétés humaines qui se déploient en deux branches principales, celles dont la mission est de préserver, de conserver le monde tel qu’il est et celles qui développent, transforment, progressent, dominent.

« L’essentiel c’est la force de nos croyances, la façon dont elles s’inscrivent dans la vie quotidienne d’un peuple, car cela va déterminer l’empreinte écologique d’une culture, l’impact que toute société a sur son environnement. Un enfant élevé dans la croyance qu’une montagne est la demeure d’un esprit protecteur sera un être profondément diffèrent que celui éduqué dans l’idée que cette montagne est une masse rocheuse inerte propre à l’exploitation minière (…)
Pour prendre la mesure d’une culture, il faut tenir compte à la fois des actes d’un peuple et de la qualité de ses aspirations, de la nature des métaphores qui la font avancer. » Wade Davis

Pour l’instant, notre culture sans foi, ni loi (ancestrale) se comporte comme une mercenaire, sa métaphore « le temps c’est de l’argent ».

images.jpegLes cultures qui préservent n’ont pas le même rapport au temps, il n’est d’ailleurs pas toujours gardé comme élément de mesure. Dans l’univers aborigène n’existent ni passé, ni futur, ni présent, la progression linéaire, l’avancée vers le progrès, l’idéalisation de la possibilité d’un changement sont autant de notions qu’ils ignorent. Le logos du Rêve n’est que stase, constance, équilibre et cohérence. Pas de volonté d’améliorer quoi que se soit mais au contraire une attention à conserver le monde tel qu’à sa création comme une priorité absolue. Ils ont pendant 50.000 ans consacré tout leur génie et leur intelligence à comprendre, connaître ce territoire et à écouter les battements de son cœur.
Comment dans notre arrogance, comprendre la subtilité et la complexité d’autres modes de pensée qui nous dépassent. images-1.jpeg Pourtant, nous devrions apprendre d’eux avec ouverture et humilité pour imaginer un nouveau récit collectif où se racontera la responsabilité de notre appartenance à la terre et de la conscience que nous lui insufflons, notre utilité dans le vivant, pour offrir à la fois notre intelligence, notre soif de comprendre, de connaitre, de créer. Réintégrer loi ancestrale et science, génie de l’invention technologiques et temps humain de la vie.