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humanité - Page 6

  • Le temps c’est de l’argent.

    Je suis fascinée par les différentes versions des sociétés humaines qui se déploient en deux branches principales, celles dont la mission est de préserver, de conserver le monde tel qu’il est et celles qui développent, transforment, progressent, dominent.

    « L’essentiel c’est la force de nos croyances, la façon dont elles s’inscrivent dans la vie quotidienne d’un peuple, car cela va déterminer l’empreinte écologique d’une culture, l’impact que toute société a sur son environnement. Un enfant élevé dans la croyance qu’une montagne est la demeure d’un esprit protecteur sera un être profondément diffèrent que celui éduqué dans l’idée que cette montagne est une masse rocheuse inerte propre à l’exploitation minière (…)
    Pour prendre la mesure d’une culture, il faut tenir compte à la fois des actes d’un peuple et de la qualité de ses aspirations, de la nature des métaphores qui la font avancer. » Wade Davis

    Pour l’instant, notre culture sans foi, ni loi (ancestrale) se comporte comme une mercenaire, sa métaphore « le temps c’est de l’argent ».

    images.jpegLes cultures qui préservent n’ont pas le même rapport au temps, il n’est d’ailleurs pas toujours gardé comme élément de mesure. Dans l’univers aborigène n’existent ni passé, ni futur, ni présent, la progression linéaire, l’avancée vers le progrès, l’idéalisation de la possibilité d’un changement sont autant de notions qu’ils ignorent. Le logos du Rêve n’est que stase, constance, équilibre et cohérence. Pas de volonté d’améliorer quoi que se soit mais au contraire une attention à conserver le monde tel qu’à sa création comme une priorité absolue. Ils ont pendant 50.000 ans consacré tout leur génie et leur intelligence à comprendre, connaître ce territoire et à écouter les battements de son cœur.
    Comment dans notre arrogance, comprendre la subtilité et la complexité d’autres modes de pensée qui nous dépassent. images-1.jpeg Pourtant, nous devrions apprendre d’eux avec ouverture et humilité pour imaginer un nouveau récit collectif où se racontera la responsabilité de notre appartenance à la terre et de la conscience que nous lui insufflons, notre utilité dans le vivant, pour offrir à la fois notre intelligence, notre soif de comprendre, de connaitre, de créer. Réintégrer loi ancestrale et science, génie de l’invention technologiques et temps humain de la vie.

  • La nature sait bien se débrouiller seule

    Un jour d'accablement devant le gaspillage et la destruction massive que nous infligeons à la biosphère, je rends visite au Noyer, compagnon installé prés de ma maison, je lui confis mon désarroi:
    - que faire ? comment faire pour protéger la Nature?

    Il me rassure alors :
    - nous n'avons pas besoin d'aide, la Nature sait bien quoi faire....
    Mais tu dois t'occuper de toi.

    " noyer01.jpg

  • Alliance des civilisations

    Vu sur le site Errances narratives


    www.cooprh.com/pratiques-narratives/histoires-alternatives/une-autre-histoire.html



    J’aimerais pouvoir continuer avec eux cet échange sur les fondements de notre civilisation : la propriété, l’accumulation de biens sans limite, l’incroyable écart entre les riches et les pauvres, la servitude au travail, les sans-abri, le gaspillage de ressources vitales… Tout ce qui ne peut pas exister dans la plupart des sociétés traditionnelles car les systèmes sociaux et culturels sont conçus pour y veiller.

    « et nous nous battrons pour que vous ne souillez pas notre Terre ».


    Le défi de la prochaine ère est de sortir des phantasmes de l'unité et de redonner leur place à ces autres récits pour construire une histoire alternative, une histoire permettant une alliance entre les cultures traditionnelles (même si ce raccourci bien-sur ne témoignent pas de l’immense diversité de ces cultures) et celle de notre culture du progrès.
    Allier d'un côté la vision traditionnelle de l’homme comme faisant partie de la nature et attentifs aux équilibres sociaux et environnementaux et de l'autre notre capacité à la connaissance et à la création.

    Pour refaire l’alliance, c’est une révolution qui se préparent pour sortir de la modernité finissante. Ces nouveaux fondements culturels vont forcément bousculer nos philosophies humanistes, nos religions monothéistes et dualistes, nos logiques cartésiennes et mécanistes.

    Cette période charnière si elle est passionnante et enthousiasmante ouvre aussi des risques aux dérives intégristes. Lorsque les nouvelles histoires possibles deviennent des dogmes, c’est déjà la fin de l’alliance et de la création. Mais pourrons-nous l’éviter ? Sûrement pas, il nous reste à chacun trouver notre force à l’intérieur pour tenir dans le chaos.