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humanité - Page 4

  • Un rêve d’autosuffisance alimentaire grâce à l’abondance du partage

    Scène de la vie quotidienne en métamorphose.

    Le 4 mai c’était la journée nationale des « incroyables comestibles » porté par le mouvement des colibris.
    Une idée simple, « nous mangeons ce que nous plantons » d046db51a048190cbb259e5777be5f53.png
    Le mouvement naît en 2008, dans la petite ville de Todmorden (Yorkshire) au Royaume-Uni, alors durement frappée par la crise économique. Pam Warhurst, une femme d’affaires locale, propose à son entourage de planter des légumes partout où c’est possible dans la ville. Pourquoi se passer de légumes bien trop chers à l’achat, puisqu’il suffit de les faire pousser, en particulier dans les nombreux espaces urbains fertiles laissés à l’abandon ? L’initiative prend rapidement, ils nomment leur mouvement : « Incredible Edible », ou les « Incroyables comestibles ». La communauté de bénévoles plante du maïs à côté du commissariat, transforme le jardin de l’hôpital en verger, encourage les enfants à cultiver des légumes qu’ils mangeront à la cantine, installe des bacs à compost dans la ville... L’idée des incroyables comestibles fait déjà un tabac en France. Les participants sèment ensemble des grands espaces ou bien posent simplement un pot de fraises dans la rue. Rencontres, solidarité et fêtes sont les premières récompenses en attendant les récoltes.
    L’idée que partager crée de l’abondance de richesses fait son chemin, déjà, elle fait des rhizomes pour s’appliquer à l’énergie, aux réparations d’objet, à internet…
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    Chacun peut prendre l’initiative en famille ou entre voisins. Demandez à la mairie (pas toujours gagné !) un bac dont vous pourrez disposer librement. Posez un panneau pour indiquer « incroyables comestibles, servez-vous ! »

  • Commencer par soi, mais non finir par soi.

    Pour démarrer l'année, voici quelques extraits du chemin de l'Homme de Martin Buber.


    « Commencer par soi, mais non finir par soi ; se prendre pour point de départ, mais non pour but ; se connaître, mais non se préoccuper de soi. »

    L’homme peut souffrir de conflit entre trois principes dans l’être et dans sa vie : « le principe de la pensée, le principe de la parole et le principe de l’action. Tout conflit entre moi-même et mes semblables vient de ce que je ne dis pas ce que je pense et je ne fais pas ce que je dis. Par notre contradiction, par notre mensonge nous alimentons et aggravons les situations conflictuelles et nous leur donnons le pouvoir sur nous jusqu’à ce qu’elles nous réduisent à l’esclavage. Pour en sortir, une seule issue : comprendre le revirement : tout dépend de moi, et

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    vouloir le revirement : je veux me rajuster. (…) Mais pour être à la hauteur de cette grande tâche, l’homme doit d’abord par-delà tout le fatras de choses sans valeur qui encombre sa vie, rejoindre son soi, il doit se trouver lui-même, non pas le moi manifeste de l’individu égocentrique, mais le soi profond de la personne vivant avec le monde. Et là encore toute notre habitude fait obstacle ».

    « Les hommes avec lesquels nous vivons ou que nous côtoyons en tout temps, les animaux qui nous aident dans nos travaux domestiques, le sol que nous exploitons, les produits de la nature que nous transformons, les outils dont nous nous servons, tout recèle une substance spirituelle secrète qui a besoin de nous pour atteindre sa forme parfaite, son achèvement. Si nous ne tenons pas compte de cette substance spirituelle placée sur notre chemin, si, négligeant d’établir une relation véritable avec les êtres et les choses à la vie desquels nous somment tenus de participer comme ils participent à la nôtre, nous ne songeons qu’au but que nous poursuivons, alors nous manquons nous-mêmes l'existence authentique, accomplie.


    Rabbi Mendel de Kotzk disait un jour à la communauté rassemblée : « ce que je demande à chacun de vous ? Trois choses seulement :
    de ne pas lorgner au-dehors de soi, de ne pas lorgner au-dedans du voisin, et de ne point penser à soi. » Ce qui veut dire : premièrement, chacun doit maintenir et sanctifier son âme propre dans la manière et le lieu qui sont les siens, et ne pas convoiter la manière et le lieu des autres ; deuxièmement, chacun doit respecter le mystère de l’âme de son prochain s’abstenir de le pénétrer avec une impudente indiscrétion et de l’utiliser à ses fins ; et, troisièmement chacun doit, dans sa vie avec soi-même et dans sa vie avec le monde, se garder de se prendre lui-même pour but. »

    « « Dieu demeure là où on le fait entrer ».
    Mais on ne peut le faire entrer que là où l’on se trouve, là où l’on se trouve réellement, là où l’on vit, ou l’envie d’une vie authentique. »

    Martin Buber le chemin de l’homme conférence de 1947.