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société - Page 11

  • Puni ! pas d’utopie au dessert !

    En jouant au jeu du dictionnaire avec mes filles, je regarde un de mes mots préférés : utopie.

    Petit Robert Junior.
    Définition du mot Utopie : chose impossible à réaliser. Ex : un monde sans misère et sans guerre est une utopie (syn : chimère, rêve).

    Abasourdie, je cherche un autre dictionnaire :

    Dictionnaire Larousse super major : même définition.

    Je rassemble tous les dictionnaires de la maison inquiète, le sens d'utopie aurait-il changé et je n’en saurais rien ?

    Dans le Larousse classique : nom féminin - (de Utopia, mot créé par Thomas More, du grec ou, non, et topos, lieu).
    dictionnaire.png 1 -Construction imaginaire et rigoureuse d'une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre idéal.
    2- Projet dont la réalisation est impossible, conception imaginaire : Une utopie pédagogique.

    Autre Robert : idéal, qui ne tient pas compte des réalités. Conception qui paraît irréalisable, une chimère.

    Dans mon souvenir, l’idée d’utopie est issue d’Utopia , l’ouvrage de Thomas More et signifie "en aucun lieu".
    Ce mot nous raconte une histoire du « à l’envers et à l’endroit du monde », une remise en question de notre conception du réel. Utopie interpelle chacun d’entre nous à agir plutôt qu’à attendre un monde meilleur dans un au-delà providentiel ou un Etat providence.

    Comment ce mot a t-il pu perdre tant de force ?

    Mais surtout, pourquoi avoir choisi pour nos enfants cette première définition qui, simplifiée devient fausse ?

    Quelque chose qui n’existe pas ou qui semble irréalisable n’est pas forcément impossible.

    L’exemple choisi impose une réalité d’un monde forcement en guerre et miséreux.

    Le mot rêve est présenté comme synonyme d’utopie, dans ce contexte le rêve devient lui aussi quelque chose d’impossible ?

    Si utopie est remplacée par impossible, alors la nécessaire utopie, qui ouvre les champs du possible n’existe plus. Nous voilà donc enfermés dans nos certitudes du réel et la petitesse de nos perspectives.

    J’ai questionné à ce sujet des enseignants, leur explication à cette definition est que les enfants (8 à 12 ans) ne pourraient pas comprendre.

    Comment cela ? c’est bien au contraire eux qui gardent la capacité à interroger le monde et aussi à l’imaginer.

    Alors si nos enfants sont privés d’utopie, qu’allons nous devenir ?

  • C’est un beau jour pour jeter sa télé !

    - Qu’est-ce qu’il y a à la télé ce soir ?
    - Bof rien d’intéressant.
    - Bon, alors qu’est ce qu’on regarde ?


    Saviez-vous que nous passons dans toute notre vie plus de temps devant la télé qu’au travail ? !

    Quel gâchis de temps et surtout quel danger pour nos esprits.

    La télé est un outil de propagande redoutable, elle calibre les opinions, formate les idées, donne l’illusion d’apprendre, invite à la râlerie et l’insatisfaction stérile.

    Elle nous éduque à la consommation, en particulier nos enfants.

    Elle est un lieu de violence sans limite à travers ses séries et ses jeux.

    Elle désinforme et transforme la vie en spectacle.

    Avec sa télécommande, sceptre du pouvoir, elle invite à l’agitation et la dispersion.

    Elle nous fait coucher tard, dans une fausse détente ce qui limite notre santé.

    Elle préfère mettre en valeurs des animateurs bruyants, incultes et vulgaires plutôt que nos érudits et nos sages.

    Elle accapare notre temps, un temps précieux dont nous avons besoin pour être vraiment présent à ceux que nous aimons, pour rêver, lire, s’instruire, marcher, chanter, danser, parler, écouter, observer, méditer, créer, penser, rire, dormir.


    DecoSunset_2.jpg
    Il y a plus de 10 ans, mon mari entre deux émissions lobotomisantes, eut un éclair de lucidité. Soudain lui apparurent l’absurdité et le néant de ses heures passées là devant ce petit écran qui prend la place centrale dans le salon, les canapés tournés vers elle comme un totem !
    Mon mari étant un homme d’action rapide et décidé, ni une ni deux, il prend l’objet du délit et le met devant la porte de la maison.
    Bye bye télé !

    Satisfait, il retourne s’asseoir et sourit. Mais plus tard, le manque lui prend, il se dit qu’en se disciplinant, en enregistrant les émissions intéressantes, en éteignant lorsqu’il n’y a rien, il parviendra à dominer la bête !
    Satisfait de ce compromis, il retourne dans la rue. Hélas, l’objet a disparu.

    Depuis, nous n’avons plus de télé et parmi tous les bienfaits de cette absence, il y en a un merveilleux : le silence !

    Une maison sans télé est emplie de nos paroles, de nos rires et de silence.

    Quel bonheur !

    Regardez comme il fait beau, c’est sans doute un beau jour pour vous libérer et jeter votre télé.

    image crée par Sadel.

  • Europe écologie doit t-il (doit-elle ? ) se centraliser pour devenir un « vrai parti » ?

    Voilà plusieurs fois que j’entends sur les ondes des journalistes questionner les représentants d'Europe Ecologie Ecologie à peu prés en ces termes :

    « quand allez vous choisir un vrai leader ? » (sous entendu un seul !)
    « quand allez vous créer un vrai parti ? » (sous entendu une seule entité qui centralise le pouvoir et les adhérents).

    Serais-ce obligatoire pour exister ? pour être reconnu ? pour être efficace ?

    Une nouvelle occasion de souligner à quel point ces journalistes sont les représentants de notre paradigme vieillissant.

    Je ne me situe pas au niveau des idées, du contenu politique. J'observe la forme que prend ce regroupement. Cette expérience d’Europe Ecologie est très intéressante, de par son organisation : protéiforme, leadersip tournant basé sur le talent jugé nécessaire pour gagner ou pour mener un projet, issue et alimentée par un réseau complexe, cohabitation d'identités différentes ...

    Observons là comme un prototype d'organisation politique du 21éme siècle, Va t-elle va se développer, va t-elle disparaitre ou se transformer? va -elle se reconfigurer à partir d'un nouveau réseau ? ou bien se centraliser? comment va t-elle se débrouiller avec une forte volonté des membres à se mobiliser dans un système coopératif souple et agile et en même temps les inéluctables jeux de pouvoirs et les contraintes juridico administratives pour avoir le droit d'exister ? Quel niveau de partage d'une vision est-il nécessaire pour faire vivre le regroupement ?

    C’est sûrement bien difficile à faire tenir et grandir mais cette complexité des relations et des enjeux à réguler reflètent la réalité de notre siècle.

    Se centraliser serait une erreur vulgaire.
    Nous voyons bien dans quel état de décrépitude sont les autres partis issus d’une organisation pyramidale.

    Alors j’espère voir se déployer de telles expériences dans notre vie sociale car c’est sans doute dans la diversité, les reconfigurations permanentes que nous trouverons des solutions à nos représentations citoyennes.