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société - Page 12

  • Europe écologie doit t-il (doit-elle ? ) se centraliser pour devenir un « vrai parti » ?

    Voilà plusieurs fois que j’entends sur les ondes des journalistes questionner les représentants d'Europe Ecologie Ecologie à peu prés en ces termes :

    « quand allez vous choisir un vrai leader ? » (sous entendu un seul !)
    « quand allez vous créer un vrai parti ? » (sous entendu une seule entité qui centralise le pouvoir et les adhérents).

    Serais-ce obligatoire pour exister ? pour être reconnu ? pour être efficace ?

    Une nouvelle occasion de souligner à quel point ces journalistes sont les représentants de notre paradigme vieillissant.

    Je ne me situe pas au niveau des idées, du contenu politique. J'observe la forme que prend ce regroupement. Cette expérience d’Europe Ecologie est très intéressante, de par son organisation : protéiforme, leadersip tournant basé sur le talent jugé nécessaire pour gagner ou pour mener un projet, issue et alimentée par un réseau complexe, cohabitation d'identités différentes ...

    Observons là comme un prototype d'organisation politique du 21éme siècle, Va t-elle va se développer, va t-elle disparaitre ou se transformer? va -elle se reconfigurer à partir d'un nouveau réseau ? ou bien se centraliser? comment va t-elle se débrouiller avec une forte volonté des membres à se mobiliser dans un système coopératif souple et agile et en même temps les inéluctables jeux de pouvoirs et les contraintes juridico administratives pour avoir le droit d'exister ? Quel niveau de partage d'une vision est-il nécessaire pour faire vivre le regroupement ?

    C’est sûrement bien difficile à faire tenir et grandir mais cette complexité des relations et des enjeux à réguler reflètent la réalité de notre siècle.

    Se centraliser serait une erreur vulgaire.
    Nous voyons bien dans quel état de décrépitude sont les autres partis issus d’une organisation pyramidale.

    Alors j’espère voir se déployer de telles expériences dans notre vie sociale car c’est sans doute dans la diversité, les reconfigurations permanentes que nous trouverons des solutions à nos représentations citoyennes.

  • L’homme domestiqué.

    sticker_cage_oiseau_01666_1_ssz.jpgVous est-il déjà arrivé, dans les transports en commun surchargés, les couloirs de métro aux allures de fourmilière et autres embouteillages, de vous dire : mais comment vivons nous ? vers quoi allons nous et pour quoi faire ?
    Ces situations de transports maison/travail sont des symboles d’une forme de barbarie moderne.
    C’est une partie visible d’une forme élaborée de domestication de l’homme.
    La domestication de l’homme par l’homme est un ressort fondamental des sociétés modernes, elle commence dés l’enfance à l’école et se poursuit dans les entreprises.

    La consommation, la financiarisation, l'urbanisation posent le cadre de la servitude humaine.
    L'homme, comme le dit Zygmund Bauman est à la fois un consommateur et un produit. L'homme domestiqué devient marchandise qui sert à alimenter un système sans issue d’accumulation et de croissance illimitée. Il donne son temps pour survivre, pour posséder, pour s’offrir des objets prétendus nécessaires à assurer son rang et se conformer au modèle de vie imposé culturellement par l’histoire dominante. Nous construisons un mythe qui raconte que seul ce modèle peut exister, qu'il est juste et civilisé. Pourtant notre capacité à inventer des modèles sociaux n'a pas disparu. Si notre mode de vie empêche l'humanité de faire vivre ce dont elle est détentrice, c'est à dire l'intelligence et la connaissance, alors nous devons nous interroger sur notre destinée.

    L’enjeu est-il de sortir de la domestication ?

    Il semble que le mouvement d’hominisation atteint aujourd’hui ses limites. La techno nature s’étend à la planète entière ; L’homme n’aura bientôt plus d’endroit pour échapper au mode de vie imposé, simplement parce que les lieux de chasse et de cueillette disparaissent et que la propriété devient la norme obligatoire pour accéder aux ressources standardisées. Plus de vie possible sans travail qui rapporte de l’argent.
    Pendant que certains luttent pour rester libres, d’autres hommes réagissent et désirent reprendre leur liberté.
    Leur liberté de cheminer vers leur accomplissement, dans le respect de leur talent, de choisir le sens qu’ils donnent à leur existence, de développer leur connaissance, leur conscience, de choisir leur communauté, leur mode de vie et de consommation. La génération Y pourrait être une prémisse de ce glissement. Les créatifs culturels comme d’autres communautés font déjà évoluer leur vision du monde. Ils sont encore aujourd’hui dispersés, isolés. Il ne s’agit pas d’un mouvement organisé. C’est un signe que la complexité croissante fait émergée dans la conscience collective des réactions protectrices nouvelles.


    Bien sur, il y a toujours eu dans l’histoire de l’humanité des populations en résistance ou en marge des modèles dominants. Le système d’accumulation a de tout temps été remis en question : du taoïsme avJC au mouvement de la décroissance du XX1éme siècle.
    Qu’est ce qui est différent aujourd’hui ? une limite est atteinte car notre potentiel de ressource s’épuise. En même temps la communication est désormais possible entre tous les habitants de la planète. Cela remet forcément en question nos fonctionnements et nous obligera à repartir avec des valeurs nouvelles.

    C'est aussi important pour les entreprises de bénéficier de la coopération de personnes ayant déployé tous leur talents.c’est aussi la nécessité de se préparer à une prochaines étapes de l’évolution humaine. Passer de la sociosphère à la noosphère, aller vers la civilisation de l’intelligence, une société de la connaissance.
    Il s’agit de vivre et de s’adapter dans un monde en constante complexification.
    Prendre conscience de sa fragilité et s’ouvrir au monde avec humilité.

    Il est illusoire dés lors de penser que le management actuel pourra résister à cette pression sociale nouvelle.