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IDEHO - Page 17

  • La sirène dépitée par la serendipitée


    « Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t'égarer », Rabi Nahman De Bratslav



    La sérendipité, qu’est-ce que c’est ?

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    Horace Walpole définissait en 1754 la sérendipité comme « des découvertes inattendues, faites grâce au hasard et à l’intelligence ». Il s’était inspiré du titre d'un conte d’origine persane intitulé « Voyages et aventures des trois princes de Serendip », où les héros, tels des chasseurs, utilisaient des indices pour décrire un animal qu’ils n’avaient pas vu. « J’ai lu autrefois un conte de fées saugrenu, intitulé Les Trois Princes de Serendip : tandis que leurs altesses voyageaient, elles faisaient toutes sortes de découvertes, par accident et sagacité, de choses qu’elles ne cherchaient pas du tout, par exemple, l’un des princes découvre qu’une mule borgne de l’œil droit vient de parcourir cette route, parce que l’herbe n’a été broutée que sur le côté gauche, où elle est moins belle qu’à droite – maintenant saisissez-vous le sens de sérendipité ? ».
    Pour Philippe Quéau en 1986, la sérendipité, c’est « l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas en cherchant ce que l’on ne trouve pas ». Et enfin Mark Raison propose en 2002 : « L’art de faire des découvertes heureuses, inattendues et utiles par hasard ». De son côté Paul Thagard distingue trois niveaux de sérendipité :
    - Trouver quelque chose que l’on ne cherche pas.
    - Trouver quelque chose que l’on cherchait mais par un moyen imprévu.
    - Trouver quelque chose mais qui sert à tout autre chose que ce à quoi on pensait au départ.
    En entreprise, la sérendipité est l'exploitation d'une créativité accidentelle causée par les circonstances, la chance, une maladresse, une erreur. Les erreurs et les imprévus sont les meilleures opportunités pour faire des progrès importants car elles permettent de remettre en question les habitudes, les certitudes et les normes usuelles. La sérendipité demande de la part des protagonistes d’aimer les surprises et la curiosité et aussi la capacité d’exploiter des découvertes qui, au départ, peuvent être une simple information ou observation. Hélas, tout ceci n’est pas si simple compte tenu de notre éducation qui nous a enseigné depuis le plus jeune âge à chercher les erreurs pour les reprocher et les sanctionner. En cultivant la sérendipité, en particulier dans vos séquences d’ajustement collectives, vous gardez à l’esprit qu’il y a sans cesse des opportunités à exploiter quelles que soient les circonstances. Comme des bifurcations imprévues mais qui peuvent être heureuses. Nous ne les voyons pas, mais elles sont là. Prenez le temps de vous y attarder pour en voir quelques-unes.
    Alors, attention aux sirènes de la perfection, de la linéarité, des ouvertures de parapluies et de la poussière cachée sous le tapis.
    Laissez-vous plutôt gagner par le chant de la serendipité.

    Extrait de Passeport pour la métamorphose. Natacha Rozentalis
    http://www.lulu.com/shop/natacha-rozentalis/passeport-pour-la-métamorphose/paperback/product-21305024.html
  • Les 6 croyances fondamentales de William Schutz

    Parce que manager c’est l’art ou la science de créer les meilleures conditions pour le travail des collaborateurs, de les faire coopérer et d’œuvrer avec eux, William Schutz nous propose un modèle et des méthodes pour passer du management basé sur le commandement et le contrôle vers un modèle plus participatif s'appuyant sur la confiance et l'ouverture.
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    Le modèle de Schutz s’appuie sur 6 croyances fondamentales :

    1- La vérité

    C’est la base de la confiance.

    La joie s'épanouit par le fait de dire la vérité, par la cohérence entre les paroles et les actes, par la capacité de dire les choses, par la sincérité dans la relation.

    La responsabilité- le choix. Nous choisissons notre vie.
    J’ai le choix de déterminer ma propre vie et je suis capable de changer ce que je souhaite en moi-même, dans mes réalisations et dans mon travail.


    2- La Simplicité.


    Les solutions les plus profondes sont simples.
    Mais la simplicité ne peut pas faire l’économie du détour sur la complexité.

    3- Les être humains n’ont pas de limites.

    4- Holistique : toutes les choses sont reliées.

    5- Complétude : La joie naît de ce que l’on achève les choses.

    6- Dimensions : les bases l’être humain sont inclusion, « control » (sens anglo-saxon) et ouverture.

    Et vous quelles sont les croyances fondamentales qui structurent votre relation aux autres? au travail? à l'action en équipe?

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  • 1992, La naissance d’Abya Yala

    Sin_t_tulo.png"En 1992, alors que les dirigeants des États d’Amérique célébraient le 500éme anniversaire de la « découverte » du continent par Christophe Colomb, les peuples amérindiens de l’Alaska à la Terre de Feu choisissaient de débaptiser leur territoire du nom « d’Amérique » pour le désigner officiellement par l’expression poétique, Abya Yala, qui signifie « terre dans sa pleine maturité » dans la langue des Kunas du Panamà. Par cet acte audacieux, les Indiens affirment leur existence, la reconquête d’une identité volée et la célébration d’une union, celle du Nord et du Sud, de l’aigle et du condor".

    "Après des siècles de résilience, les Indiens commencent enfin à être reconnus comme des acteurs de leur propre développement et des sources d’inspiration pour favoriser les autres. Où puisent-ils ces ressources que des siècles d’oppression et de fragilisation aurait pu saper définitivement ?
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    Du statut de victime à celui de héros, il n’y a qu’un pas, une tournure d’esprit, une tendance sur laquelle surfer. Un ancien dont la sagesse a été polie par l’expérience me disait un jour : « un héros est quelqu’un qui se bat, sans jamais abandonner, ni blâmer les autres quand les temps sont durs, et qui finit par gagner… »"

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    Extraits de Quand s’élèvent nos voix de Sylvie Brieu
    Albin Michel 2011